VOICI LE TYPE DE MAISON QUE QUATRE EXPERTES RECOMMANDENT à 65 ANS : IGNORER CES 3 PRIORITéS PEUT TOUT GâCHER

À 65 ans, rester chez soi en sécurité se joue souvent dans le plan de la maison, ses accès et sa lumière. Quatre expertes en réformes esquissent un intérieur fluide, accessible et lumineux, mais leurs priorités réservent quelques surprises.

À 65 ans, rester chez soi en sécurité se joue souvent dans le plan de la maison, ses accès et sa lumière. Quatre expertes en réformes esquissent un intérieur fluide, accessible et lumineux, mais leurs priorités réservent quelques surprises.

À 65 ans, beaucoup rêvent d’une retraite active, entourée de proches, sans avoir à quitter leur maison. Pourtant, nombre de logements ont été pensés pour des trentenaires pressés, pas pour des seniors autonomes. Les chutes provoquent chaque année plus de 100 000 hospitalisations chez les plus de 65 ans, souvent à cause d’un escalier mal éclairé ou d’une salle de bains peu pratique. Le décor est planté.

Face à ce constat, quatre expertes en réformes et décoration d’intérieur, Ana García, Paula Duarte ainsi qu’Ane et Fernanda de Moralima Studio, dessinent un même portrait : celui d’une maison idéale pour bien vivre à 65 ans. Leur point commun ? Plutôt que médicaliser la maison, elles misent sur trois priorités concrètes : la distribution des pièces, le niveau d’accessibilité et la lumière, naturelle comme artificielle. De quoi changer le quotidien sans perdre le charme du lieu.

À 65 ans, une maison idéale pensée pour le moi du futur

Pour Ana García, rénover sans se projeter serait une occasion manquée. Elle le formule : "Je ne ferais pas une maison pensée seulement pour le 'moi d'aujourd'hui'. Je la concevrais aussi pour le 'moi du futur'. Il est facile de se laisser porter par ce dont on a besoin sur le moment, mais le foyer doit avoir une âme flexible", explique-t-elle, citée par Elmueble. Anticiper, c’est par exemple prévoir qu’un bureau pourra devenir chambre plus tard.

Cette vision transforme la façon de distribuer les pièces. Salon, cuisine, coin télétravail, chambre d’amis : tout peut évoluer au fil des années si les volumes restent simples. "Un logement pensé pour l'avenir doit laisser une marge pour les changements de vie auxquels nous devons faire face", rappelle Ana García. L’objectif n’est pas de figer la maison, mais de la rendre suffisamment souple pour accompagner l’âge sans travaux lourds.

Distribution et accessibilité : un plan de maison qui simplifie tout

Côté plan, les quatre expertes défendent la même idée : mieux vaut une distribution fluide que des mètres carrés perdus en couloirs. Ana García résume : "Par exemple, j'éviterais les couloirs longs et inutiles, je miserais sur des espaces ouverts, mais bien délimités par usages". Ane et Fernanda partagent cette vision et recommandent de réduire les couloirs, d’élargir les zones de passage et d’éviter de trop compartimenter les pièces pour faciliter chaque déplacement.

À partir de 65 ans, chaque marche devient une épreuve potentielle. Pour Paula Duarte, "le point principal est d'éliminer les barrières architecturales qui créent la possibilité d'accidents domestiques". Elle conseille de supprimer marches et ressauts quand c’est possible, d’élargir les portes et de prévoir une vraie chambre au rez-de-chaussée, proche d’une salle d’eau facile d’accès. Cette organisation limite les déplacements risqués, surtout la nuit.

Lumière, éclairage et matériaux : les alliés d’une maison sereine

La lumière arrive en troisième pilier, mais pas en détail secondaire. "Pour nous, la priorité dans un logement, dès qu'on peut choisir, est d'avoir beaucoup de lumière naturelle, de grandes fenêtres, avec des vues agréables et beaucoup de confort", expliquent Ane et Fernanda. Elles recommandent aussi d’éviter les zones sombres, de dégager les circulations et d’installer plusieurs sources de lumière douce plutôt qu’un seul plafonnier éblouissant.

Dans la salle de bains, pièce la plus accidentogène, Paula Duarte préconise de "faire un receveur de douche maçonné". "Je conseille un modèle très bien scellé pour éviter les problèmes d'humidité, et avec un siphon dans une zone d'angle, où il ne gêne pas", détaille-t-elle, à compléter par barres d’appui et sol antidérapant. En cuisine, la même logique de sécurité s’applique : Paula recommande "des alarmes de fumée, des plaques de cuisson avec déconnexion automatique pour éviter les poêles qui restent sur le feu et brûlent par oubli, ou des détecteurs lumineux au cas où un robinet resterait ouvert", des équipements discrets qui rassurent sans défigurer la maison.

2026-01-04T21:21:15Z