Ce n’est pas parce qu’elle vient de fêter ses 45 ans qu’Élodie Gossuin a perdu son franc-parler. Bien au contraire. C’est une femme à la parole libérée qui a accepté de se raconter à Purepeople. Bien-être, beauté, rapport au corps, famille, couple, ménopause et ses désagréments, sommeil… la maman de quatre enfants aborde sans détour, et avec sa bonne humeur habituelle, les nombreux sujets de son quotidien. Un entretien à découvrir alors que Miss France 2001 va largement accompagner nos festivités de fin d’année par sa présence télévisuelle.
Dans le cadre de l’interview qu’elle a accordée à Purepeople à l’occasion de ses 45 ans, Élodie Gossuin se livre dans une deuxième partie de cet échange. L’ancienne Miss France 2001 y parle de son quotidien, de ses habitudes bien-être, de son rapport à la beauté, mais aussi de sa vie de famille et de son couple. Une conversation menée depuis sa voiture, avec sa fille Rose à ses côtés, ponctuée de rires et d’échanges spontanés.
Élodie, vous venez de fêter vos 45 ans, en quoi vous sentez-vous mieux aujourd’hui qu’à 20 ans ?
Je me sens libérée. Sur tous les sujets. Je sors un livre dans quelques jours, qui évoque exactement cette question. Il va s’appeler Miss à nu. Pour ne rien vous cacher, j’avais prévu de l’intituler La force m’habite… Un titre drôle et qui me ressemble, mais bref. Je me sens donc aujourd’hui libérée, notamment grâce aux nombreuses femmes avec lesquelles j’échange, sur tous les sujets possibles. Sur le fait que mes deux grands, Jules et Rose, aient quitté le nid. Sur le fait que je doive désormais porter des lunettes pour y voir quand je bosse. Sur le fait que je sois en pleine ménopause, mot qui reste très compliqué pour certaines à prononcer et situation qui est très mal prise en charge aujourd’hui. Mais en dépit de tout ça, je ne me suis jamais sentie aussi bien… Même dans mon corps, qui est moins bien que quand j’étais Miss France. Ce corps qui a donné quatre fois la vie, je le sens libre lui aussi. J’ai aussi appris à dire non. À dire que je n’ai pas envie d’aller là. Ou pas envie de voir tel ou tel con. Je sais ce que je veux pour être bien et je m’accorde enfin le droit de penser à moi. Ça n’a pas de prix.
En quoi l’accompagnement de la ménopause est-il problématique ?
Il y a quelques années, quand on parlait des règles et des douleurs liées aux règles, on disait aux femmes : "Bah t’es une femme, faut supporter", et on ne parlait pas d’endométriose. Les pubs, c’était du liquide bleu et il ne fallait pas voir de sang ni parler de règles à table. Aujourd’hui, c’est un sujet plus ouvert. Je le vois avec mes filles : c’est normal, c’est naturel de parler des règles, ça touche toutes les femmes… Mais la ménopause aussi, ça touche la moitié de l’humanité et ça touche toutes les femmes à un moment donné. Et on en parle encore difficilement, ça fait problème de bonne femme d’âge mûr. Quant à la prise en charge, il reste encore beaucoup à faire. Notamment sur la prise d’hormones, qui sont encore difficilement prescrites en France à l’heure actuelle. J’ai étudié le sujet pour écrire mon bouquin : 60 % de femmes n’en parlent absolument pas dans leur entourage, il y a une femme sur 3 qui ne parle même pas de ses symptômes à son mec. On entend encore des médecins dire : "Ma bonne dame, c’est de votre âge, il faut supporter". Non, y en a marre d’avoir à tout supporter parce qu’on est des femmes.
Quels sont vos secrets bien-être ?
Je ne mange que des graines de chia, je fais du yoga trois fois par jour et beaucoup de pilates aussi (rires). Non, je plaisante. En vrai, j’essaie de faire du sport. Comme on habite à la campagne, dès que je peux, j’enfile mes baskets et je vais courir un peu. Ça me permet d’aller en forêt et de respirer. Et puis il y a bien sûr le secret universel du bien-être, notamment pour les parents : c’est de dormir. Et moi, je ne dors pas assez. J’ai appris à m’endormir n’importe où, mais je ne récupère pas assez.
Vous travaillez trop ?
En partie. Ces derniers mois, j’ai écrit mon livre la nuit. C’est là que j’ai des idées. Et je me lève tôt pour les enfants. J’ai donc manqué de sommeil. Et il y a aussi, bien sûr, la ménopause. Quand tu te réveilles en pleine nuit, trempée de sueur, les yeux écarquillés comme une chouette sous RedBull… Pour lutter contre ça, je prends de la mélatonine, des Novanuit, c’est léger mais ça permet d’éviter de se réveiller trois fois dans la nuit. Je compte sur les lectrices concernées par ces soucis pour donner leurs astuces dans les liens de cet article sur les réseaux sociaux.
Revenons-en aux produits de beauté. Vous en utilisez ?
Évidemment. Je mets des crèmes collagène, des crèmes anti-rides, des crèmes vitamine C, des sérums, des masques, qu’on a testés avec ma fille.
Quand on a été Miss, on reçoit des produits de beauté toute sa vie ?
On ne va pas se mentir, la notoriété offre des privilèges inestimables. Être invitée, recevoir des cadeaux… Depuis 25 ans, j’ai l’impression de vivre un conte de fées. Et c’est sûr que j’ai accès à des produits, à des innovations, c’est extraordinaire.
Qu’avez-vous testé et trouvé formidable dernièrement ?
Ces masques justement, de chez My SOS Beauty, que Rose a testés aussi puisqu’ils ont une gamme pour les plus jeunes, pour les peaux acnéiques. C’est un masque que vous posez le soir, que vous laissez toute la nuit et le matin, votre peau a tout absorbé. J’ai aussi reçu une innovation de chez Nivea. C’est un sérum qui s’appelle Cellular Epigenetics. L’épigénétique, c’est l’étude des mécanismes qui régulent l’expression des gènes sans modifier la séquence d’ADN. Avec ma fille, on a aussi une marque chouchoute : les parfums Baïja, qui ont des odeurs extraordinaires. C’est rigolo parce que ces produits, je les partage avec mes quatre enfants. On se fait des séances de soins de la peau dans la salle de bain. J’adore ces moments passés avec eux. Là, au moment où je vous parle, je vois aussi à côté de moi un produit à la vitamine C de chez Paula’s Choice. Avoir accès à tout ça, c’est génial !
Rares sont les personnes à recevoir des produits gratuits, et tout le monde n’a pas les moyens de s’en payer. Avez-vous des conseils bien-être pas chers ?
Le bien-être, c’est déjà le bien-être mental. Et ça passe par la parole. Avant, il y a des choses qui ne se disaient pas. Les femmes, notamment, subissaient en silence. Aujourd’hui, je crois que ce temps est révolu. On peut parler de ménopause, des risques cardio-vasculaires, de l’ostéoporose, de la baisse de la libido, des humeurs changeantes… On a le droit de ne pas aller bien et on a le droit d’en parler…
Et concernant la beauté à proprement parler ?
Il y a des marques très accessibles. Et moi, je suis partisane de ces produits-là. Mon sac à main, ce n’est pas un sac de luxe. C’est un sac que ma mère a fait au crochet. Mes produits, c’est plus Nivea que Chanel. Et puis être bien, c’est aussi être en paix avec soi-même. Ne pas vouloir ressembler à quelqu’un. Même si j’ai été Miss France, je ne me sens plus obligée de sortir sapée, maquillée, avec un brushing. J’ai mis du mascara ce matin, mais je passe la plupart de mes journées sans rien. Je ne fais jamais de brushing et je n’ai pas honte de sortir en baskets-jogging, même devant des mères d’élèves à l’école de mes enfants. Certaines vont peut-être me regarder du haut de leurs talons en se disant : "Bah dis donc, Miss France, elle a morflé !". Je m’en fous !
Vos enfants sont désormais des ados, comment traversez-vous cette période en tant que maman ?
Les grands ont été hyper faciles. Ils ont 18 ans, ce sont donc de jeunes adultes et je dois dire que la relation que j’ai instaurée avec eux est ma plus grande fierté.
Rose est à vos côtés, comment vous entendez-vous avec elle ?
On est fusionnelles et elle me ressemble beaucoup. Je suis mal quand elle n’est pas là. Et je lui dis tout le temps que c’est la meilleure version de moi-même. Parce que moi, à son âge, je n’avais pas confiance en moi comme elle. Parce qu’elle fait du sport, qu’elle est bien dans ses baskets, qu’elle est équilibrée.
Elle et Jules, que font-ils ?
Ils ont quitté la maison en septembre pour aller faire leurs études et c’était atroce de les voir partir. Rose est partie en STAPS et Jules en école de commerce. Ils n’étudient pas au même endroit mais comme ils ont tous les deux le permis, ils sont tous les deux à une heure de la maison. Et aucun des deux n’est parti plus d’une semaine… Ils font des allers-retours non-stop et rentrent très souvent. J’ai des enfants qui sont comme moi… Ils n’aiment pas la solitude.
Et les deux petits, Léonard et Joséphine ?
Jo et Léo viennent d’avoir 12 ans. Ils sont en cinquième et ils rentrent en pleine adolescence. Leur corps change, ils grandissent très vite. C’est difficile, l’âge ingrat des boutons et de l’appareil dentaire, c’est super dur. Parce que c’est le collège, il faut affronter le regard des autres, les réflexions. Après, les petits ont beaucoup de chance parce qu’ils se confient beaucoup aux deux grands, qui ont toujours une oreille attentive.
Vous incarnez un couple très stable avec Bertrand, qui est-il pour vous ?
C’est dur de trouver les mots. C’est mon mari, mon amoureux, mon amant, mon psy, mon meilleur ami, le père de mes enfants, mon plus grand soutien. J’ai la chance d’être tombée sur mon âme sœur il y a 23 ans. C’est le plus beau cadeau que la vie m’ait offert, avec nos quatre enfants. C’est une vraie chance. C’est la personne la plus généreuse que je connaisse.
Vous vous voyez finir vos jours ensemble ?
Assurément ! J’espère qu’on aura plein de petits-enfants, qu’on fera Noël tous ensemble, qu’on pourra retourner faire de la moto comme quand on était jeunes… et puis qu’on mourra dans les bras l’un de l’autre.
À quoi va ressembler votre livre ?
À des confessions, mais pas en mode "moi je", "moi je". Ce ne sont pas des injonctions ni un ego trip, ça parle de mes expériences. L’idée, c’est d’être utile. Les deux premiers chapitres sont donc consacrés à la ménopause, à ce que j’ai vécu, à ce que je vis. Et le dernier chapitre, c’est vraiment l’idée de se libérer, de prendre la parole. J’essaie de m’adresser aux gens sans donner de leçons. L’idée, c’est de tendre la main, de partager.
Et vos projets pro ?
Je serai sur M6 pour le réveillon de Noël, que je présente avec l’asso’ Tout le monde contre le cancer. On a fait une émission formidable avec des artistes généreux. On l’a faite à l’Adidas Arena avec Jérôme Anthony, c’était extra. Et je serai aussi là pour le réveillon du jour de l’an sur M6, en prime, où je co-présente avec Olivier Minne, que j’ai adoré retrouver. Je vais aussi rejoindre les Bodin’s, et toujours Vive le camping sur 6ter. J’aimerais aussi recevoir des femmes dans une émission sans tabou. Un podcast, sans filtre, j’adorerais. J’oubliais, comme les fêtes approchent et que je suis ambassadrice de l’Unicef, avec qui je rentre de mission au Cambodge, je rappelle qu’ils ont une boutique solidaire, pour acheter des faire-part de naissance ou, c’est de saison, des cartes de vœux. Bref, une bonne action pour les enfants du monde qui n’ont pas la chance qu'ont nos enfants…
À ce propos, Rose, ta maman, tu la définis comment ?
Je l’admire beaucoup en tant que mère mais aussi en tant que personne. Elle m’a appris à vivre le jour présent, à être heureuse, à profiter de ce que j’ai et à remercier la vie, sans nécessairement me projeter.
Contenu exclusif ne pouvant être repris sans la mention Purepeople
2025-12-31T20:07:47Z