KATE WINSLET: «JE VEUX FAIRE 50 CHOSES EXTRAORDINAIRES POUR MES 50 ANS»

Un cocktail à la main, sans flashs ni tapis rouge, Kate Winslet renvoie l’impression d’une femme presque ordinaire quand elle nous serre la main (attention, elle a une sacrée poigne), un large sourire aux lèvres. L’actrice, récompensée par un Oscar pour son rôle dans le film The Reader, a convié un petit groupe de journalistes venus du monde entier, à Mousehole, un village de pêcheurs situé à l’extrême sud des Cornouailles. Pour quel motif ? Présenter en exclusivité les dernières nouveautés de l’horloger Longines, dont elle est l'ambassadrice depuis plus de vingt ans. On découvre donc la nouvelle ligne de bracelets à double tour pour les montres-bijoux Mini DolceVita, un modèle lancé en 2023, fabriqué en cuir nappa et disponible en six couleurs.

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Sa notoriété, qui n’a fait que croître depuis son rôle dans Titanic il y a 27 ans, aurait pu la rendre méfiante ou froide. Pourtant, elle nous confie qu’elle préfère rester naturelle. C’est d’ailleurs le sentiment que l’on a en voyant la vidéo de lancement de la collection, à laquelle elle a participé activement, endossant la casquette de directrice artistique. On la voit marcher dans la campagne, se baigner dans la mer Celtique et consigner ses pensées intimes dans un journal. « Être simple », voilà sa devise. « C’était la première fois que j'étais moi-même devant la caméra. Nos sociétés ont traversé de nombreuses secousses ces dernières années, notamment #MeToo et le Covid. Je voulais tomber le masque et m’adresser honnêtement aux gens. »

C’est Kate Winslet elle-même qui s’est chargée de superviser la visite dans ses moindres détails, jusqu’au restaurant familial où nous dînons, le 2 Fore Street Restaurant, dont, en fidèle, elle apprécie la carte d’inspiration française. La Britannique vit à quelques kilomètres d'ici, à West Wittering, avec son mari Edward Abel Smith, neveu et employé du milliardaire Richard Branson, fondateur de la société britannique Virgin Group, qui a légalement fait changer son nom en « Ned Rocknroll ». Avec eux vivent ses trois enfants, issus de trois mariages différents : Mia Honey, issu de son union avec le réalisateur Jim Threapleton ; Joe Alfie, dont le père est le cinéaste Sam Mendes et Bear Blaze, fille de son couple actuel avec Ned Rocknroll. « Mes enfants n'ont jamais connu les réseaux sociaux. Petits, ils m’ont demandé s'ils pouvaient avoir un profil Facebook. Je leur ai dit oui, à condition qu’ils se sentent prêts à supporter les critiques. Finalement, ils ont préféré s’en passer. Nous avons eu beaucoup de chance.»  Elle marque un temps avant de reprendre : « En tant que mère de deux filles, je leur dis tout le temps à quel point elles sont belles parce qu’Internet est un lieu rempli de négativité, surtout vis-à-vis des femmes. »

Kate Winslet s’exprime sans embarras. Elle cherche à mieux connaître ses hôtes d’un soir, mais n’en oublie pas pour autant que c’est elle que nous sommes venus voir, et nous amuse avec des anecdotes de sa vie quotidienne. Elle partage son goût pour la cuisine, les « histoires passionnantes » que racontent les recettes de Yotam Ottolenghi, le chef israélien basé au Royaume-Uni. Goguenarde, elle fait part  son envie d’ouvrir un compte Instagram pour y poster des photos de ses desserts. « Pas pour attirer l’attention, ça pourrait être un compte anonyme, simplement pour documenter.»  Elle nous confie également qu’à l’approche de la cinquantaine (elle fêtera son demi-siècle dans un an), elle ne veut pas de cadeaux. « Je veux faire 50 choses extraordinaires pour mes 50 ans ; des bonnes actions, me dépasser physiquement, et goûter de nouvelles saveurs », raconte l’actrice.

Tandis que nous prenons place autour de la table, Kate Winslet retrousse ses manches pour s’apprêter à dîner. En entrée, elle commande un fromage de chèvre de Newlyn avec du crabe cuit au four et, en plat principal, un bar de Cornouailles avec un risotto au homard. Le tout arrosé de vin italien ; elle opte pour du blanc. Je lui emboîte le pas. Au moment de se quitter, elle nous salue d’un hug et nous offre un selfie. On n’a pas parlé de cinéma, mais cette rencontre était, à elle seule, tout un film.

Initialement publié par Vanity Fair España

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